Douleur chronique

UNE PRISE EN CHARGE MULTIDISCIPLINAIRE

Au préalable à toute prise en charge de la douleur chronique, une évaluation diagnostique adaptée au symptômes du patient est réalisée par le médecin neurologue, rhumatologue ou interniste.

 

Puis le patient est exploré  selon trois axes: statique, métabolique et émotionnels;

 

« En douleur chronique le premier pas vers le traitement repose sur l’acceptation du patient à réaliser un CHANGEMENT  » (selon le Docteur Claude VIROT, médecin psychiatre à Rennes).

1° axe STATIQUE

Selon la clinique, le patient bénéficiera d’un bilan orthoptique, occlusodentaire, des techniques manuelles, ostéopathie, podologue.

2° axe METABOLIQUE

On est attentif à l’équilibre intestinal. On recherche le syndrome d’apnée du sommeil, des facteurs favorisants les troubles du sommeil, les infections ou inflammations chroniques à bas bruit.A l‘interrogatoire, je recherche des signes évocateurs de troubles de la régulation du sucre, une mal-digestion des graisses qui peut indiquer une carence en acides gras polyinsaturés essentiels, dont on connaît le rôle sur l’inflammation et donc sur la douleur. Je recherche la consommation de produits excitants ou induisants des dépendances.Enfin, je réalise un complément du bilan biologique en accord avec les données de la  littérature.Ceci me conduira parfois à orienter le patient vers divers spécialistes (pneumologue, gynécologue, endocrinologue, gastroentérologue, cardiologue, dermatologue…)

3° axe EMOTIONNEL

L’attention est portée sur le  statut émotionnel du patient, je recherche les deuils, les liens affectifs douloureux qui entretiennent ou réactivent la douleur en ajoutant une hypersensibilité sensorielle diffuse, ce que on appelle « l’origine centrale de la douleur» pour cela j’oriente le patient vers notre psychologue et éventuellement je réalise une formation aux techniques d’autosuggestion ou de relaxation de type auto-hypnose si le patient l’accepte. Toutes ces voies sont des guides mais sont soumises à la volonté du patient. Le chemin est long et nous sommes là pour guider, encourager les changements que le patient aménage dans sa vie. Ces changements sont parfois « douloureux » et nous avons alors besoin de l’aide du médecin psychiatre.